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Mardi 10 avril 2 10 /04 /Avr 10:53

Le 23 mars 2012, le programme ERASMUS fêtait ses 25 ans. Initié par onze Etats européens pour contribuer à la réalisation d’un espace européen de l’enseignement supérieur, il intègre désormais 33 Etats dont les 27 membres de l'Union européenne, l'Islande, le Liechtenstein, la Norvège, la Suisse, la Croatie et la Turquie.

Plus de 200.000 étudiants y prennent part chaque année, dont un peu plus de 30.000 français soit 5% des jeunes diplômés. Posons le regard du recruteur sur la manière de valoriser ce type d’expérience.

 

Bien cibler son établissement avant de partir

Le succès d’ERASMUS a démocratisé les séjours étudiants à l’étranger : ceux-ci étant de plus en plus courants, ils ne suffisent plus à eux seuls à valoriser un CV.

Pour cela, le choix de l’établissement d’accueil est primordial. Il s’agit bien sûr de choisir une langue d’enseignement que l’on souhaite mieux maîtriser, mais la renommée de l’établissement et sa cohérence avec la formation suivie dans le pays d’origine sont également essentiels. Les possibilités de faire valoir des reconnaissances ou équivalences de diplôme entre le pays d’origine et le pays d’accueil sont également à prendre en compte, notamment si l’on veut mettre toutes les chances de son côté pour compléter le séjour d’étude par une expérience professionnelle à l’étranger.

 

Rechercher l’immersion complète sur place

Le séjour d’études permet bien sûr de développer ses compétences linguistiques et de s’ouvrir à une culture étrangère. Pour aller au bout de cette expérience, il existe de nombreux moyens de s’immerger dans la vie locale plutôt que dans un groupe d’étudiants étrangers : colocation avec des ressortissants locaux, participation à des activités associatives, sport, etc. Le fait de compléter un séjour d’études par une prise de contact avec le monde professionnel au travers d’un stage ou d’un emploi étudiant constitue bien sûr une vraie valeur ajoutée aux yeux des recruteurs. Il permet en effet de valider la capacité à travailler dans une langue et une culture étrangère.

 

Valoriser son expérience au retour dans le pays d’origine

N’hésitez pas à passer ou repasser les tests de langue étrangère reconnus (TOEIC, TOEFL…) : c’est le meilleur moment pour y obtenir un excellent score et rassurer votre futur employeur.

Pour se distinguer dans le cadre de recrutements mettant l’accent sur la dimension internationale, il peut être judicieux de faire ressortir la maîtrise de langues étrangères et l’ensemble des expériences dans ce domaine dans le cadre d’une rubrique dédiée, intitulée par exemple « Langues et expériences internationales ». En effet, ces expériences peuvent être de différentes natures et séparées dans le temps, ce qui ne favorise toujours pas leur mise en valeur dans le cadre d’un CV classique. On pourra y trouver par exemple le volontariat au sein d’une association d’accueil d’étudiants étrangers dans son pays d’origine, des voyages longs à l’étranger, des cours de langue hors cursus scolaire (cours du soir), etc.

 

Pour se porter candidat

Les écoles et universités disposent d’un service des relations internationales qui vous renseignera sur les programmes (ERASMUS ou autre) et les éventuels partenariats privilégiés mis en place avec certaines universités ou réseaux d’université.

Il s’agit d’un projet à anticiper : il requiert souvent de s’y préparer un an avant le départ envisagé !

 

Nicolas Mundschau est issu de la promotion 2001/2002 du Master de Management International des Ressources Humaines de l’Université d’Angers. Son parcours dans la fonction RH lui a permis d'occuper différentes fonctions dans le domaine du recrutement, de la mobilité internationale, des relations sociales, de la gestion de projet ou encore en tant que généraliste. Nicolas Mundschau enseigne depuis plusieurs années dans le cadre du Master 2 MIRH. 

Par Nicolas Mundschau - Publié dans : Recrutement - Communauté : Ressources Humaines
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Mercredi 4 janvier 3 04 /01 /Jan 10:57

Le début d'année offre traditionnellement l'opportunité d'un bilan de la période écoulée suivi d'une projection vers le futur. Pour ce qui concerne l'emploi et la situation économique en général, l'exercice de l'année 2011 pourrait nous faire sombrer dans le pessimisme : en effet, les derniers chiffres du chômage communiqués par le Ministère du Travail montrent une accélération du nombre de demandeurs d'emploi sur le quatrième trimestre (Indicaterus conjoncturels du Ministère du Travail). Alors que le taux de chômage semblait se stabiliser durablement au-dessous des 10% (statistiques de l'INSEE), il pourrait franchir ce seuil au cours de l'année 2012 si la tendance actuelle se confirme.


De bonnes nouvelles jusqu'au quatrième trimestre 2011

L'année 2011 promettait une amélioration de la situation de l'emploi des jeunes diplômés. En effet, selon une étude menée par l'APEC, 71% des jeunes diplômés en 2010 avaient trouvé un emploi dans les 8 mois suivant l'obtention de leur diplôme, soit 7 points de mieux que la promotion précédente. Pour un peu plus de la moitié, cet emploi était à durée indéterminée.

Pour ce qui concerne plus spécifiquement la fonction RH, l'année 2011 s'annonçait également positive selon le baromètre APEC-ANDRH, avec une augmentation sensible des offres d'emploi par rapport à l'année précédente. Les données concernent toutefois les 3 premiers trimestres, les chiffres du quatrième n'étant pas encore connus lors de la publication du dernier baromètre. Par ailleurs, l'amélioration concerne en particulier la fonction de Direction des Ressources Humaines.

 

2012 : de l'attentisme… et des secteurs qui recrutent

Le contexte économique général est morose : alors que les gouvernements luttent pour contenir la crise financière et ses effets sur l'économie réelle, les politiques d'austérité mises en œuvre dans la plupart des pays ne sont pas de nature à dynamiser l'emploi. Dans le secteur automobile français, qui génère directement et indirectement un grand nombre d'emploi, les grands constructeurs multiplient les annonces de réduction des coûts alors que les primes à l'achat de véhicules neufs prennent fin. De plus, jusqu'aux élections présidentielles, on assistera sans doute à un certain attentisme, en particulier pour les entreprises liées au secteur public.

Alors, quels secteurs devraient recruter en France ? Dans l'industrie, selon un article consacré par les échos le 27 décembre aux délocalisations, ce sont l'aéronautique, le luxe et l'agroalimentaire qui restent créateurs nets d'emploi industriel en France.

L'aéronautique tout d'abord : le développement du trafic aérien hors occident et le renouvellement des flottes de grandes compagnies aériennes sont synonymes de boom pour des entreprises comme Airbus notamment, qui annonce la création de 4000 emplois dont la moitié en France. Vient ensuite le secteur du luxe qui ne souffre pas de la crise, jouie en France d'une excellente image et bénéficie de l'arrivée de nouveaux riches consommateurs, notamment dans les pays émergents. Enfin, le secteur agroalimentaire français reste compétitif et créateur d'emploi.

Pour ce qui concerne les services, les services informatiques qui auraient totalisé10000 créations d'emploi en 2011 selon le Syntec Numérique devraient rester pourvoyeurs d'embauches en 2012, ainsi que les banques pour l'activité relation client et Mc Donalds qui prévoit l'ouverture de nombreux nouveaux espaces de vente en France pour les 3 prochaines années (voir notamment l'enquête menée par Le Figaro).


Comment optimiser sa recherche d'emploi ?

Nous avons consacré, il y a quelque temps, une série d'articles à la recherche d'emploi dont les conseils restent valides :

- Préparer sa recherche d'emploi

- Structurer un CV

- Rédiger une lettre de motivation

- Candidature spontanée ou annonce ?

- Préparer un entretien

- Réussir un entretien de recrutement

Pour ce qui concerne les sources d'embauches, selon l'enquête "Les jeunes diplômés de 2010 : situation professionnelle en 2011" menée par l'APEC (1), la réponse à une annonce sur Internet constitue le 1er vecteur d'emploi des jeunes diplômés. Très proches dans le trio de tête, et deuxièmes ex-aequo, le réseau personnel et l'embauche suite à un stage représentent 18% des embauches.


Un emploi à l'étranger : la bonne solution ?

C'est ce que l'on peut se demander lorsqu'on regarde le taux de chômage plus bas de pays voisins comme l'Allemagne ou bien le dynamisme de régions émergentes comme l'Asie du Sud-Est ou l'Amérique Latine. Les conseils de recherche d'emploi divergent en fonction du contexte de chaque pays. Par exemple, le Centre d'Etudes sur l'Emploi avait comparé en 2007 la France, l'Espagne et le Royaume-Uni, démontrant des approches très contrastées en matière de vecteur d'emploi pour des pays pourtant voisins (2). Il convient donc de se renseigner au préalable sur les usages locaux via les sites emploi nationaux ou des contacts personnels. A ce titre, certains anciens du Master MIRH ont travaillé en Allemagne, en Autriche, en Belgique, en Nouvelle-Zélande, en Suisse, au Luxembourg, au Brésil, au Royaume-Uni, etc..

Attention toutefois : outre une excellente maîtrise de la langue de travail, une reconnaissance locale tel un diplôme ou un certificat professionnel s'avère souvent nécessaire pour faciliter l'accès à l'emploi ou l'évolution de carrière. C'est ce que souligne notamment Romain Johan, ancien du Master MIRH et actuellement RRH en Suisse, dans le cadre d'un entretien qu'il m'a accordé pour une série d'article consacrée à la fonction RH à l'international publiée sur www.rhinfo.com.

Pour ce qui concerne les démarches administratives, les droits ou encore les coordonnées des agences nationales pour l'emploi en Europe, les candidats au départ peuvent se reporter aux pages du site de l'Union Européenne qui leur sont consacrés.

La Maison des Français de l'Etranger propose des fiches pays pleines d'informations utiles, notamment pour savoir quels sont les vecteurs d'emploi en fonction du pays que l'on prospecte.

Enfin, le Consulat et la Mission Economique, et parfois leur antenne emploi, proposent souvent des informations de "terrain", telles que les coordonnées des filiales locales d'entreprises françaises ou même les offres d'emploi destinées à des français.

 

Nicolas Mundschau est issu de la promotion 2001/2002 du Master de Management International des Ressources Humaines de l’Université d’Angers. Son parcours dans la fonction RH lui a permis d'occuper différentes fonctions dans le domaine du recrutement, de la mobilité internationale, des relations sociales, de la gestion de projet ou encore en tant que généraliste. Nicolas Mundschau enseigne depuis plusieurs années dans le cadre du Master 2 MIRH. 


(1) "Les jeunes diplômés de 2010 : situation professionnelle en 2011" Agence Pour l'Emploi des Cadres. On note notamment l'importance croissante d'Internet dans l'accès à l'emploi, puisque plus du tiers des embauches résulte provient du web : réponse à une offre d'emploi sur Internet 19%, dépôt de CV sur Internet 9%, candidature spontanée sur Internet 7%, réseau social en ligne 1%

(2) Tous profils et niveaux d'études confondus, les candidatures spontanées étaient le 1er vecteur d'emploi en France avec 37% de personnes ayant trouvé un emploi par ce biais, alors qu'en Espagne le réseau arrivait en tête concernant plus de la moitié des embauches et au Royaume-Uni le résultat était plus éclaté avec 28% des embauches résultant d'une réponse à une petite annonce et 26% provenant du réseau.  

Par Nicolas Mundschau - Publié dans : Recrutement - Communauté : Ressources Humaines
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Vendredi 16 décembre 5 16 /12 /Déc 20:44

Dans quelle mesure le contexte international influence-t-il les compétences, les parcours, le métier même de professionnel des Ressources Humaines ? Ce dernier s'appuie-t-il sur les mêmes ressorts, simplement exploités dans un contexte différent, ou doit-il au contraire changer profondément sa manière d'exercer son métier ? Quelles passerelles mènent d'une fonction nationale à une fonction internationale ou l'inverse ?

 

C'est en tâchant de répondre à ces questions pour le site RHinfo.com que j'ai réalisé une série de 8 portraits de professionnels des Ressources Humaines qui seront publiés à raison d'un tous les 15 jours.

 

Pour découvrir l'introduction à cette série d'articles et le premier portrait, celui de Leslie Gerbeaud qui a pris part au Master de Management International des Ressources Humaines d'Angers, vous pouvez vous connecter au site www.rhinfo.com ou directement à l'adresse suivante : http://www.rhinfo.com/actualites/article/details-articles/enm/17381/79/334766/la-mobilit-internationale-selon-leslie-gerbeaud

 

Bonne lecture !

 

Nicolas Mundschau


Par Nicolas Mundschau - Publié dans : Fonction RH - Communauté : Ressources Humaines
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