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Recrutement

Mercredi 22 août 2007
Lorsque l’on travaille dans les ressources humaines, on se trouve inévitablement associé à deux activités visibles et médiatisées de cette fonction : le licenciement et le recrutement. Et très souvent on se voit demander de l’aide ou des conseils pour la recherche d’un emploi. Ce qui est frappant c’est le nombre de personnes qui n’ont pas réellement préparé cette recherche.
Dans cette série de courts articles, j’ai taché de compiler quelques conseils sur la préparation d’une recherche d’emploi, d’un CV, d’une lettre de motivation ou encore des entretiens, qui, je l’espère pourront être utiles à ceux qui rencontrent des difficultés dans leur recherche d’emploi.  
 

 

 
Etape 1 : préparer sa recherche d’emploi

 

 
La recherche d’un emploi ne s’improvise pas. Il est nécessaire d’avoir les idées claires sur ce que l’on recherche et pourquoi, ainsi que sur ses atouts et ses handicaps pour y arriver. C’est à partir de ces informations que l’on pourra bâtir une recherche d’emploi véritablement efficace.
 
Si les médias, les salons, les annonces, les conseillers d’orientation ou d’emploi sont autant de sources d’information intéressantes, il est toujours très enrichissant d’entrer en contact direct avec plusieurs personnes occupant l’emploi convoité.
 
Elles sont en effet les mieux informées sur :
-          le profil classique des personnes qui occupent cette position (quel type de formation, d’expérience, quel âge, quelles compétences, quelles qualités, …),
-          la réalité de cet emploi, ses avantages et inconvénients, même subjectifs (temps de travail, de déplacement, contacts, stress…),
-          les chemins qui permettent d’y accéder (formation, stage, expérience préalable…),
-          et sur les perspectives qu’il offre (évolution de carrière possible…).
 
Par ailleurs, rencontrer des professionnels permet de constituer ou de consolider son réseau. Solliciter ces personnes pour un entretien fait désormais partie des stratégies « classiques » de recherche d’emploi. Pourquoi ne pas prolonger l’interview en accompagnant la personne sur son lieu de travail pendant 1 heure, 1 demi-journée voire plus ? Cette pratique appelée le « job shadowing » semble relativement courante aux Etats-Unis (voir article « job shadowing ») et permet de se forger une image plus précise du quotidien d’un métier.
Quel que soit le mode de recueil des données, il est essentiel de comparer l’image que l’on se faisait du métier à la réalité relatée par les professionnels rencontrés et de se demander si on peut y trouver ce qui nous motive.
 
La recherche d’informations doit également prendre en compte les opportunités et contraintes extérieures liées à notre objectif :
- la situation du marché de l’emploi pour ce métier (y a t’il beaucoup d’annonces, que sait-on du nombre de candidats par annonce, quel est le ressenti des professionnels du secteur…),
- la qualification présumée ou connue des autres candidats pour ce type de poste (type de diplôme, d’expérience…).
 
On peut ensuite procéder à une analyse de ses atouts et handicaps personnels par rapport au but recherché en terme de :
-     formation,
-     expériences professionnelles ou extra professionnelles,
-     compétences développées dans le cadre de ces expériences,
-     qualités personnelles,
-     connaissance du métier ou du secteur d’activité,
-     réseau personnel et professionnel qui pourrait être contacté.
 

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A l’issue de ce travail on peut dire :
- si ce métier nous convient réellement,
- si le marché du travail semble favorable ou non,
- quels sont nos atouts et handicaps par rapport à l’atteinte de votre objectif. 

Parfois des étapes intermédiaires nécessaires se dessineront et décaleront dans le temps l’atteinte de l’objectif : formation, stages, activités extra-professionnelles, lectures, élargissement du réseau…
 
Nicolas Mundschau est issu de la promotion 2001/2002 du Master de Management International des Ressources Humaines de l’Université d’Angers. Après avoir occupé un poste de Responsable de la Mobilité Internationale et du Droit Social en France, il participe actuellement à un programme de développement de carrière de deux ans, entre la France et l’Allemagne. Il est également intervenant professionnel dans le cadre du Master 2 MIRH.
Par Nicolas Mundschau
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Jeudi 30 août 2007
Pour ce deuxième article d'une série consacrée à la recherche d'emploi, nous voyons comment structurer le sésame pour entrer en contact avec un recruteur : le curriculum vitae.


Etape 2 : structurer un CV
 
Informations générales
 
Les rubriques d’un CV « classique » s’articulent de la façon suivante :
-          nom, prénom, adresse, téléphone, éventuellement âge, situation familiale et nationalité,
-          titre du CV (fonction occupée ou recherchée, étudiant en…) et éventuellement un objectif en une à deux lignes (aire de compétence plus précise dans laquelle on souhaite évoluer, recherche d’un stage de telle date à telle date…)
-          expérience professionnelle présentée le plus souvent de façon ante chronologique (la plus récente en premier),
-          formation présentée le plus souvent de façon ante chronologique,
-          éventuellement des compétences spécifiques que l’on souhaite mettre en avant (langues, maitrise de logiciels, permis ou habilitations…),
-          éventuellement des centres d’intérêt, notamment lorsqu’on a pris une part active dans des activités associatives.
 
Il peut être judicieux de structurer son CV différemment, notamment lorsque l’on a accumulé beaucoup d’expériences similaires qui rendraient la lecture répétitive ou encore des expériences sans lien apparent les unes avec les autres. Dans ce cas on mettra en avant une rubrique « compétences » et la partie « expérience professionnelle » sera condensée. Il convient de pouvoir justifier chacune des compétences choisies par des exemples pratiques de réalisation.
 
Un CV se présente en principe sur une à deux pages A4. Il convient donc d’être concis tout en donnant les informations utiles au recruteur. Le choix de ce qu’il convient d’inclure et de mettre en valeur dans le CV, est facilité par le travail effectué en amont sur les atouts et handicaps par rapport au but recherché.
 
 
Se mettre à la place du recruteur
 
Si l’on se met à la place du recruteur, le tri de CV se fait généralement en deux temps : un aperçu rapide (le CV est vu), puis, si le CV semble présenter un intérêt pour l’entreprise, une lecture approfondie (le CV est lu).
 
Le premier temps revient souvent à chercher des « mots clefs », ce en quoi un logiciel de traitement des candidatures peut très bien assister le recruteur. Il faut donc s’assurer que les informations clefs et les atouts dont on dispose ressortent lors de ce premier tri.
 
Les informations clefs peuvent être :
-          le titre (la fonction occupée ou recherchée),
-          la disponibilité (immédiate, de telle date à telle date…),
-          le nombre d’années d’expérience (notamment pour un poste « senior »,
-          la formation (dernier diplôme ou diplôme le plus valorisant),
-          le nom d’une entreprise ou le secteur d’activité dans lequel on a travaillé ou fait un stage (grand cabinet de conseil, entreprise renommée…),
-          la maîtrise d’une langue,
-          la mobilité géographie, etc.
 
En mettant ses atouts dans le premier tiers de la page, on a plus de chances qu’ils soient « vus » par le recruteur. Veut-on mettre en avant sa formation, son expérience ou ses compétences ? La réponse dépend des atouts dont on dispose et de la cible que l’on s’est fixée. La même logique s’applique à l’intérieur de chaque rubrique : les premières lignes ont le plus de chances d’être « vues ».
On peut imaginer de créer une rubrique pour mettre en valeur un atout majeur dont on dispose, qui autrement serait moins visible. Par exemple, si pour un poste la dimension internationale prime, pourquoi ne pas créer une rubrique « expériences à l’international » regroupant par exemple des échanges universitaires, stages, jobs d’été, cours de langue, etc. qui seraient autrement noyés dans le CV ?
On peut également faire ressortir visuellement les « mots clefs » en jouant sur les tailles de police, la fonction « gras » ou « souligné » d’un traitement de texte… mais tout en nuances. Pour être sûr que son CV ait des chances d’être « lu », il faut en effet qu’il soit lisible. C’est pourquoi, en dehors des métiers pour lesquels la créativité et la fantaisie sont recherchées, la sobriété reste de mise.
 
Lors de la « lecture approfondie », le recruteur essaie de se représenter le périmètre de la formation ou de l’expérience du candidat. Compte tenu de la taille relativement limitée d’un CV, il est nécessaire de se focaliser sur quelques informations pertinentes et objectives qui facilitent le travail du recruteur.

Formation
 
Le recruteur devrait pouvoir trouver :
-          le niveau de diplôme atteint (éventuellement son équivalent dans le pays où l’on postule),
-          le titre du diplôme,
-          l’établissement, la ville et le cas échéant le pays d’enseignement,
-          les options ou mentions éventuelles, l’obtention d’un titre honorifique, quelques matières étudiées qui représentent la formation ou correspondent aux besoins du poste.
 
Expérience professionnelle
 
Le recruteur s’intéressera à :
-          la durée, à noter par exemple en années ou en mois en marge gauche du CV pour facilité la lecture,
-          l’année et éventuellement le mois de début et de fin,
-          la fonction occupée,
-          le type de contrat (stage, CDI, …),
-          le nom de l’entreprise (si ce nom est plus valorisant que la fonction, éventuellement mettre le nom de l’entreprise en premier), une indication de sa taille (nombre d’employés, chiffre d’affaire…), éventuellement le secteur d’activité,
-          la ville et le cas échéant le pays d’activité.
 
Il convient ensuite pour chaque expérience de préciser en quelques lignes le contenu des missions (sauf en cas de CV structuré autour d’une rubrique compétences). Une pratique courante consiste à utiliser des phrases courtes à l’infinitif comportant une information chiffrée sur le degré de responsabilité ou de réalisation des objectifs (ex. : gérer un portefeuille de clients pour 900 M€ de commandes annuelles ; accompagner 120 collaborateurs dans leur développement de carrière ; diminuer le temps de livraison au client, 2004 : 14 jours, 2005 :12 jours ; etc.).
 
L’élément le plus valorisant de son parcours, ou à défaut le plus récent, doit être le plus détaillé. Ainsi, il est normal qu’au cours de sa carrière les expériences les plus anciennes se trouvent de plus en plus résumées, voire supprimées (stages, jobs étudiants sans valeur ajoutée pour la recherche d’emploi actuelle).
 

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A l’international, la présentation des CV peut différer. Un CV anglo-saxon, par exemple, comprend les mêmes rubriques qu’évoquées plus haut, auxquelles s’ajoute une rubrique « références », le contrôle de référence étant la norme. On peut y mettre les coordonnées de nos précédents responsables hiérarchiques ou, plus sobrement « References available upon request ». Le texte détaillant le contenu des expériences professionnelles est souvent rédigé en phrases conjuguées. Enfin le CV peut couvrir autant de pages que nécessaires (il n’est pas rare de voir des CV de 3 ou 4 pages contrairement à ce qui se fait en France).
 
Nicolas Mundschau est issu de la promotion 2001/2002 du Master de Management International des Ressources Humaines de l’Université d’Angers. Après avoir occupé un poste de Responsable de la Mobilité Internationale et du Droit Social en France, il participe actuellement à un programme de développement de carrière de deux ans, entre la France et l’Allemagne. Il est également intervenant professionnel dans le cadre du Master 2 MIRH.
Par Nicolas Mundschau
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Lundi 17 septembre 2007
Après avoir vu comment structurer un CV, nous étudions, dans ce troisième article d'une série consacrée à la recherche d'emploi, comment rédiger une lettre de motivation.

Etape 3 : écrire une lettre de motivation
 
Une structure classique de lettre de motivation consiste en « vous, moi, nous, contact, formule de politesse ».
 
Dans le « vous », on décrit en quelques lignes ce que l’on a retenu de l’entreprise ou du poste ciblé. Dans le cas d’une lettre de motivation générique, ce paragraphe peut servir à préciser ce que l’on recherche (type de fonction, disponibilités, type de contrat…).
 
Le « moi » sert d’introduction au CV. Attention à ne pas paraphraser le CV, mais à en sortir un ou deux éléments permettant de mettre en valeur son parcours. Si l'on répond à une annonce, on choisira des éléments en résonnance avec les pré requis qui y figurent (ex.: expérience internationale, compétence technique...). Sinon on choisira les éléments qui nous semblent les plus en adéquation avec les besoins supposés de l'entreprise (est-elle en forte croissance et a-t-elle besoin de recruteurs ou de commerciaux ? est-elle établie à l'international ?).
 
Le « nous » a pour objet de faire le lien entre l’entreprise et le candidat. Dans ce paragraphe, on peut préciser deux ou trois atouts ou qualités que l’on souhaite mettre à disposition de l’entreprise. Une fois de plus, si l'on répond à une annonce, on y trouve souvent les qualités recherchées par le recruteur. On précisera alors dans quel contexte professionnel, associatif, estudiantin, on a pu faire preuve des qualités attendues. Un entretien annuel d'appréciation, l'avis d'un maître de stage, d'un enseignant ou d'un proche sont autant de sources de réflexion par rapport à nos qualités ou pistes d'amélioration.
 
Le dernier paragraphe propose la prise de contact. La formule peut être passive (ex. : « je serais heureux d’échanger avec vous d’une possible collaboration lors d’un entretien à votre convenance ») ou  de préférence active (ex. : « je prendrai contact avec vous dans les prochains jours par téléphone de manière à vous exposer plus avant mon projet »).
La lettre se clôt toujours par une formule de politesse et une signature.
 
En France, il n’est pas rare de faire appel à la graphologie pour sélectionner des candidats, bien que cette pratique semble en perte de vitesse, du fait du développement des nouvelles technologies de l'information et de la communication. Si l’on décide d’envoyer une lettre manuscrite, il faut quoiqu’il en soit éviter d’en écrire de nombreuses d’affilée ou d’écrire dans une situation de stress. La qualité de l’écriture s’en ressentirait. La lettre dactylographiée est plus claire pour les personnes dont l’écriture n’est pas le fort. Il est toutefois toujours d’usage de la signer à la main.
 
Nicolas Mundschau est issu de la promotion 2001/2002 du Master de Management International des Ressources Humaines de l’Université d’Angers. Après avoir occupé un poste de Responsable de la Mobilité Internationale et du Droit Social en France, il participe actuellement à un programme de développement de carrière de deux ans, entre la France et l’Allemagne. Il est également intervenant professionnel dans le cadre du Master 2 MIRH.
Par Nicolas Mundschau
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