Dans ce dernier article d'une série consacrée à la recherche d'emploi, nous donnons quelques conseils aux candidats pour réussir un entretien d'embauche, et ainsi obtenir
le poste convoité.
Etape 6 : passer un entretien
Le début et la fin de l’entretien procurent souvent l’occasion d’un échange informel avec le recruteur : il convient de se montrer sociable mais pas familier.
Le temps de l’entretien étant généralement limité, il est indispensable de communiquer rapidement et efficacement les points clefs de sa candidature et de sa
personnalité permettant au recruteur de formuler un avis sur votre aptitude à prendre le poste. Pour cela la préparation à l'entretien est indispensable (voir étape 5/6 : préparer un entretien).
Différents types d’entretiens peuvent avoir lieu, il faut essayer pour chacun de comprendre quelles sont les attentes du recruteur et d’y répondre. Le recruteur pense que le
candidat est adapté au poste, il souhaite s’en assurer au travers de l’entretien.
- Les entretiens factuels : le recruteur
dispose souvent d’une grille avec des questions types et cherchera à remplir chacune des catégories prédéfinies. Il est préférable de le laisser suivre le fil de son questionnaire, au moins dans
un premier temps, et de s’assurer qu’il dispose de quelques mots clefs et d’un exemple pratique pour chaque élément qu’il évalue. Il est toujours possible de revenir sur un point en fin
d’entretien si on pense ne pas avoir eu l’opportunité de mettre en avant ses points forts, dans le cadre du canevas imposé.
- Le recruteur "désagréable" : certains
recruteurs tentent de déstabiliser le candidat en se montrant systématiquement critiques. Il s’agit de tester la réelle conviction du candidat dans sa présentation. Sans agressivité mais sans se
laisser faire, il convient de démontrer point par point, factuellement, pourquoi on croit en ce qu’on avance.
- Le recruteur "agréable" : certains
recruteurs rendent le candidat très à l’aise pour pouvoir le percer à jour. Il faut alors faire attention à ne pas dire des choses que l’on pourrait regretter, et s’assurer de présenter de façon
ouverte les qualités et les faiblesses préparées pour l’entretien. Il peut être intéressant de faire croire au recruteur qu’il mène le jeu même si ce n’est pas le cas (« je ne m’attendais pas à
cette question…»).
- Le recruteur qui « vend » le poste et
l’entreprise : dans certains cas, la décision est quasiment déjà prise et l’entretien n’est qu’une formalité. La candidature était probablement suffisamment attractive. Il est alors
préférable d’entrer dans un échange sur le contenu du poste, l’entreprise, les possibilités d’évolution…
Pour certaines fonctions, et en particulier des fonctions commerciales, certaines entreprises organisent des entretiens collectifs. En compétition avec un ou
plusieurs candidats pour le même poste, et éventuellement dans le cadre d'une mise en situation, il convient de démontrer sa capacité de conviction. En fonction des nécessités du poste
(compétition féroce ou marché dominé), on pourra adopter un mode de communication plus "agressif" ou au contraire plus "consensuel". L'important est de ne pas se laisser déborder par les autres
candidats et de mener le jeu en utilisant son temps de parole pour apporter une vraie valeur ajoutée au débat ou en recadrant les débordements éventuels d'autres candidats (attaques personnelles,
dérive par rapport au sujet, prises de parole excessives...) de façon à se placer "au-dessus de la mêlée".
Enfin, dans la mesure du possible, et tout particulièrement en cas d’entretien avec un futur manager, il convient de déplacer le sujet de la conversation de « est-ce que je conviens au
poste ? » vers « je comprends votre situation et je pense qu’ensemble nous pouvons y faire face, chacun ayant à y gagner » ou encore « je suis quelqu’un d’agréable avec
qui vous aurez plaisir à travailler ». Pour cela, même si on est là pour se présenter, il faut être à l'écoute de l'autre. Voici donc pour finir quelques
éléments d'écoute active à employer sans modération dans le cadre d'un entretien : regarder dans les yeux, montrer de l'empathie par des expressions du visage (hocher la tête, sourire,
froncer les sourcils, agréer...), reformuler ou poser des questions pour préciser certains points exposés, proposer un retour d'expérience.
Nicolas Mundschau est issu de la promotion 2001/2002 du Master de Management International des Ressources Humaines de l’Université d’Angers. Après
avoir occupé un poste de Responsable de la Mobilité Internationale et du Droit Social en France, il participe actuellement à un programme de développement de carrière de deux ans, entre la France
et l’Allemagne. Il est également intervenant professionnel dans le cadre du Master 2 MIRH.